LA MEMBRANE PLASMIQUE
Préambule :
Nous sommes composés d’une mosaïque de cellules différentes, qui forme des organes. Tout commence par les cellules souches qui vont être capables de se diviser et se différencier. Toutes ces cellules sont différentes au microscope mais elles présentent des points communs, des propriétés cardinales qui les rassemblent. On peut observer leur forme et leur organisation.
La membrane plasmique permet de délimiter la cellule, d’isoler la cellule du monde extérieur ce qui peut éventuellement la protéger, mais aussi lui permet de communiquer avec l’extérieur grâce aux signaux solubles, protéines transmembranaires, etc… Elle joue un rôle de barrière et d’échange.
On va souvent prendre comme exemple les cellules épithéliales comme dans le tube digestif constitué de cellules très ordonnées qui permettent de lui donner sa forme mais aussi lui servent de système de défense (par exemple bactérienne) et d’échange (gestion des nutriments, eau…). Les cellules sont en cohésion les unes à côté des autres, elles ne sont donc pas isolées, et peuvent communiquer avec l’extérieur et entre elles. On peut donc penser qu’il existe un système de jonctions entre les cellules.
Ayant une forme de tube, le pôle apical des cellules est en contact avec la lumière du tube et donc les nutriments (et solutés aqueux). Alors le pôle basal des cellules est en contact avec la lame basale. Le noyau est plutôt basal. Il existe différents marqueurs selon le type de cellule.
Les propriétés biochimiques et fonctionnelles sont différentes selon la membrane latérale, basale et apicale.
Ch1 – Fig 1 : Schéma d’organisation d’une cellule eucaryote animale

Il s’agit d’une cellule de l’épithélium intestinal dont la membrane a été marquée par immunocytochimie en faisant réagir des anticorps avec les protéines de la membrane. On peut ainsi observer que :
à Il y a plus de protéines d’un côté
à La membrane est impliquée dans la communication et l’échange
La membrane plasmique est une enveloppe continue entre les milieux intra/extracellulaires. Elle délimite toute cellules (nous on va étudier les cellules eucaryotes). Elle sépare l’intérieur (cytosol) de l’extérieur.
Elle correspond à une frontière, une barrière c’est pourquoi elle participe : aux interactions entre la cellule et la matrice extracellulaire, à la signalisation (communication intercellulaire, elle réceptionne des signaux qui viennent de l’extérieur qui franchissent ou se fixent à la membrane plasmique, pour accomplir de fonctions) et aux échanges entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule.

Elle présente 5 caractéristiques :
Ch8 – Fig 1 : Les éléments constitutifs du système endomembranaire (échanges multiples et parfois complexes entre MP et SE (= ensemble de compartiments intracellulaires délimités par une membrane d’enveloppe équivalente de la MP)

II. Composition de la membrane plasmique
Les lipides présentent 2 extrémités :
Les lipides sont donc dits amphiphiles. L’amphiphilie est essentielle chez les lipides car elle leur permet de s’organiser en bicouche en milieu aqueux. (la tête sera automatiquement en contact avec l’eau).
Il y a 2 grandes catégories de lipides impliqués dans la membrane plasmique :
Ch2 – Fig 1 : Phosphoglycéride (phosphatidylcholine) et sphingomyéline

A gauche, on retrouve la phosphatidylcholine, constituée de :
A droite, la sphingomyéline est composée de (organisation générale conservée) :
Il s’agit bien de structures différentes mais au sein desquelles on retrouve toujours une tête polaire et une queue apolaire. Elles ont donc les mêmes propriétés amphiphiles. Mis en solution aqueuse, les lipides (phospholipides) vont s’auto-assembler pour s’organiser en bicouche lipidique (double feuillet ou hémi-couche).
Les queues hydrophobes se mettent face à face.
On distingue 3 classes de protéines membranaires :
Elles peuvent être :
Pour ces 3 catégories, les protéines cytosoliques (ou intracellulaires) sont synthétisées dans le cytosol alors que les autres le sont dans le REG. Ces dernières subissent des modifications telles que des N-glycosylations, sont transportées jusqu’à la membrane plasmique à travers un flux vectoriel permanent puis sont exposées dans le domaine extracellulaire.
Ch2 – Fig 2 : Les protéines de la membrane plasmique

– Synthèse par le REG, flux membranaire vectoriel et permanent
– Synthèse par les ribosomes cytosoliques, ancrage temporaire
On peut identifier ici :
Ch4 – Fig 4 : Fixation d’une chaîne carbonée d’acides gras à une protéine cytosolique ou aux domaines cytosoliques d’une protéine avec domaines transmembranaires
La fixation d’une chaîne carbonée d’acides gras (acylation) à une protéine cytosolique lui permet de se fixer sur le versant cytosolique de la membrane.
Les protéines cytosoliques concernées peuvent être :
Ch4 – Fig 18 : Protéines spécifiques contrôlant les fonctions des protéines G
Les protéines G sont des oscillateurs (intérupteurs) moléculaires dont l’oscillation est contrôlée par plusieurs éléments, comme les protéines GAP. Ainsi, une protéine G présente :
Elles ont une activité intrinsèque GTPase = elles vont naturellement hydrolyser le GDP en GTP.
Pour assurer leurs rôles, les protéines G sont nécessairement ancrées à la membrane via des acides gras. Active protéine Ras qui va à son tour entrainer la prolifération cellulaire.
La présence de sucres a été mise en évidence par coloration spécifique ou par des lectines. Les lectines sont des composés produits par les végétaux qui peuvent fixer les sucres, et sont parfois couplées à des marqueurs fluorescents pour visualiser les sucres.
Les sucres ne sont JAMAIS LIBRES mais toujours liés à :
Les sucres sont greffés aux lipides ou protéines au niveau du REG. Ils ne se trouvent que sur la FACE EXTRACELLULAIRE de la membrane (d’où l’asymétrie de la MP par ex). Il en existe plusieurs variétés avec donc des rôles variés :
-> SAM (Substrat Adhésion Molecules) : intégrines (doivent être glycosylées) qui permettent de s’ancrer à la matrice extracellulaire.
-> CAM (Cell Adhesion Molecule) : cadherines permettent de rendre une cellule adhérente à sa cellule voisine

III. Architecture fonctionnelle de la membrane plasmique Figure 3 à 18
Comment les lipides, protéines etc.. s’associent en bicouche pour donner une fonction à la membrane plasmique ?
L’asymétrie de la membrane plasmique est influencée par plusieurs éléments :
EXEMPLE LES RADEAUX LIPIDIQUES
Concentrés de protéines peu présentes dans un endroit particulier de la MP (cavéoline, récepteurs, protéines ancrées via GPI, protéines G, NO- synthase, protéine couplée avec GTP) ➔ Ils ont une fonction importante de signalisation
Figure 4 : Cytosol:

Les groupements sulfhydryles (-SH) des cystéines n’y forment pas de liaisons disulfure (S-S) à cause de l’environnement réducteur, qui empêche leur formation
Les groupements disulfures sont présents uniquement au niveau extracellulaire, ils vont aider les protéines à avoir une conformation spécifique pour leur fonction.
En extracellulaire, les protéines périphériques extracellulaires peuvent être glycosylées et former des ponts disulfures, et se fixer à des protéines intégrales. La présence de ponts disulfures dans cet espace oxydant favorise les conformations protéiques spécifiques à leur fonction.
La protéine transmembranaire vers le centre de la figure : oligosaccharides présents sur sa partie extracellulaire mais absents sur sa partie intracellulaire.
Voir plus loin : Figure 16 Chapitre 8 : Les 3 mécanismes de glycosylation des protéines :
RAPPEL : Les domaines cytosoliques des protéines transmembranaires ne sont jamais glycosylés

B) La membrane plasmique : mouvements des constituants à l’échelle moléculaire
La membrane plasmique est décrite comme une mosaïque fluide, car elle est constituée de nombreux composants lipidiques et protéiques (d’où l’image de la mosaïque) en mouvement (d’où la notion de fluidité).
Pour mettre ces mouvements en évidence, on étudie des mouvements sur des fantômes (ghost) on utilise des globules rouges dans un milieu hypotonique, on fait éclater les membranes et on étudie ces préparations de membranes. On peut utiliser les liposomes également.
1) Les lipides
Les lipides peuvent être animés par plusieurs types (3) de mouvements :
Ce mouvement est géré par des enzymes, les flippases
Il ne se fait pas que dans la membrane plasmique, mais aussi dans d’autres membranes de systèmes endomembranaires comme par exemple :

Ch2 – Fig 5 : Mouvements des lipides membranaires
Les liposomes sont des structures formées en laboratoire à partir de phospholipides. Ils sont utilisés en pharmaceutique car ils peuvent intégrer des substances dans leurs vésicules, ce qui permet de protéger les médicaments jusqu’à ce qu’ils aient atteint le lieu ciblé.
Lorsqu’on place ces liposomes en milieu aqueux, l’amphiphilie entraîne une organisation en bicouche.
Ces mouvements de lipides créent une fluidité de la membrane, qui dépend cependant de 3 paramètres :
Par exemple, des bactéries vivant normalement à 37°C, placées dans un environnement à 4°C, subissent une rigidification de leur membrane. Pour pallier ce phénomène, elles produisent davantage de lipides insaturés.
Ch8 – Fig 1: Les éléments constitutifs du système endomembranaire
Les lipides et les protéines sont synthétisés et glycosylés dans le REG. Ils sont alors transportés du REG à la membrane plasmique au sein de vésicules, puis libérés par un phénomène d’exocytose.
2) Les protéines
Les protéines subissent 2 sortes de mouvements :
Pour les protéines, il n’existe pas de flip-flop, contrairement aux lipides, il y existe une limitation des mouvements des protéines (dynamisme distinct de celui des lipides)
Ch2 – Fig 6 : Mouvements des protéines membranaires dans le plan de la membrane, le phénomène de « capping » des lymphocytes

Les lymphocytes (vulgairement appelé « globule blanc ») sont des cellules du système immunitaire qui participent à la défense de facteurs pathogènes exogènes ou endogènes. Ils possèdent un noyau et une membrane plasmique.
On peut mettre les protéines de la membrane plasmique en évidence par la technique d’immunocytochimie en considérant ces protéines comme des antigènes que l’on met en présence d’anticorps couplés à un composé fluorescent. (fluochrome ou radioisotope)
Le phénomène de capping peut être bloqué par :
Après 15-20 minutes, la fluorescence se retrouve à l’intérieur de la cellule sous forme d’agrégats : il y a eu endocytose des protéines.
Si l’on poursuit encore l’expérience, la fluorescence disparaît car les antigènes ont été dégradés.
Ch2 – Fig 7 : Les 4 mécanismes limitant la diffusion latérale des protéines
La diffusion latérale des protéines peut être physiquement diminuée, voire empêchée par la présence de :
Tout d’abord, la composition chimique de la membrane plasmique peut être modifiée par clivage. Celui-ci peut être réalisé par :
Mais la membrane plasmique peut aussi voir sa composition chimique modifiée à la suite du détachement de protéines ancrées à la face cytosolique de la membrane plasmique (ex : protéines G associés acide gras, ils peuvent être dissociés si l’AG disparaît).
Ch2 – Fig 8 : Le clivage enzymatique des lipides et des protéines membranaires

A gauche, une protéine intégrale avec une région transmembranaire est découpée :
Certaines protéines peuvent être clivées au niveau transmembranaire, c’est-à-dire entre les deux couches lipidiques.
Une glycoprotéine associée à la membrane plasmique par un groupement GPI peut se voir clivée en 2 endroits :
Certains phospholipides, les phosphoinositides, peuvent être clivés et ainsi libérer des messagers :
A droite, un acide gras ancrant une particule protéique à la membrane plasmique peut se détacher de la membrane plasmique, tout en restant accrochée à la protéine. C’est le cas par exemple des protéines G.
EN RESUME
1. Protéases ExtraCellulaires (EC) :
– ADAM (A Disintegrin And Metalloproteinase) et MMP (Matrix MetalloProteinases) clivent les protéinestransmembranaires ou composants matricielsextracellulaires.
2. Protéases Cytosoliques :
– Caspases, impliquées dans l’apoptose
3. Protéases Intra-Membranaires :
– La sécrétase découpe la transmembranaire
4. Protéases Transmembranaires :
→ Rappel : Les petits fragments protéiques issus du clivage par ces enzymes EC ou IC peuvent se transformer en signaux.
Les « Ciseaux moléculaires » décrivent les enzymes clivant les composants de la membrane plasmique, essentiels à la signalisation et régulation cellulaire.
Ch11 – Fig 9 : Voie d’activation protéine G, phospholipase C, phosphositides
Dans la membrane plasmique, on trouve un récepteur particulier, nommé RCPG, qui est capable de recevoir un ligand, comme l’acétylcholine.
La fixation de ce ligand active la protéine G en entraînant son couplage avec un GTP.
La protéine G va ensuite activer une enzyme, la phospholipase.
Cette enzyme clivée alors un phosphoinosityl, aussi appelé PIP2, qui donne 2 messagers, DAG et IP3 :
Le clivage permet donc d’organiser une signalisation à l’intérieur de la cellule qui part de la membrane vers le cytosol.
D) Les régions de la membrane plasmique font preuve d’une augmentation de la surface d’échange avec le milieu extracellulaire
La membrane plasmique peut se spécialiser dans le but d’accroître sa surface d’échange avec le milieu extérieur en faisant des expansions qui peuvent être de différents types :
Dans les membranes, on trouve des molécules de transport qui font transiter l’eau au sein de pores, ce sont les aquaporines (découvertes par Peter Agre, prix Nobel de chimie en 2003). On trouve aussi de nombreuses mitochondries car une telle absorption nécessite beaucoup d’énergie.
Mentionné mais pas expliqué par le prof
4 ROLES PRINCIPAUX DE LA MP
– Sans mouvements de la MP (passif avec ou san perméase)
– Avec mouvement de la MP (endo/exocytose et phagocytose)
IV. Adhérence intercellulaire ou adhérence entre la cellule et la MEC
Les molécules d’adhérence sont toutes des glycoprotéines, qui sont donc synthétisées dans le REG.
Il y en a 2 types :
On distingue 4 principales superfamilles de molécules d’adhérence :
(Il en existe d’autres mais elles ne seront pas étudiées…)
Edelman (Nobel 1972) a découvert l’existence de molécules d’adhérence et a prouvé qu’on peut distinguer différentes familles parmi elles car il y a une spécificité de cette adhérence. Il a notamment identifié les NCAM (Ig) et les LCAN (cadhérines).
L’adhérence peut provoquer le rapprochement de 2 cellules, mais elle peut aussi être à l’origine de la répulsion entre 2 cellules.
Les molécules d’adhérence ont 2 caractéristiques :
Pour montrer expérimentalement la dépendance des molécules d’adhérence au calcium, on va tenter d’obtenir une suspension de cellules épithéliales dissociées à partir d’un fragment de tissu.
On les plonge dans un milieu de dissociation qui ne possède pas de calcium, et pourvu de chélateurs de calcium (dont le rôle est de séquestrer le calcium). Les cellules perdent alors leur capacité d’adhérence.
Si l’on ajoute des protéases, les cellules perdent en plus leur géométrie, elles deviennent rondes et ne peuvent plus adhérer entre elles.
Ch2 – Fig 9 : Transduction mécano-chimique déclenchée par la mise en jeu des molécules d’adhérence SAM ou CAM

L’adhérence induit une transduction mécano-chimique : lorsqu’il y a adhérence entre 2 cellules, des signaux sont envoyés vers le noyau, le cytosquelette, les métabolismes cellulaires…
Ces signaux permettent une réorganisation de l’architecture cellulaire et du métabolisme cytosolique et nucléaire, via les protéines G, des enzymes (comme les kinases), des protéines périphériques cytosoliques…
Une anomalie de ces molécules d’adhérence ou un clivage enzymatique (assuré par exemple par une enzyme ADAM ou MMP) peut être à l’origine d’une augmentation de la mobilité cellulaire (cancer, métastase, développement embryonnaire…).

Rappel : Toutes les molécules d’adhérence sont des glycoprotéines
NCAM (N : Neural : molécule trouvée au départ dans les neurones) : exprimée dans les neurones, mais aussi dans les muscles et dans plein d’autres cellules.
Elles ont un rôle d’adhérence mais peuvent aussi envoyer un signal dans la cellule (voir généralités…).
Leur adhérence est indépendante du Calcium (Ca++).
Superfamille très large
Les membres peuvent avoir un ou plusieurs domaines Ig, similaires à ceux trouvés dans les anticorps, avec un nombre variable de domaines selon les molécules. Cette famille inclut non seulement des molécules d’adhérence mais aussi d’autres types de molécules sur la surface cellulaire qui n’ont pas forcément des propriétés d’adhérence.
Pathologies
CAM L1 sontimpliquées dans
l’adhésion neurone-neurone et importantes pour le développement du SNC. NCAM, associée au cancer à petites cellules du poumon. CD4 est un récepteur pour le VIH.
Sur la partie extracellulaire, ces molécules présentent des boucles immunoglobulines stabilisées par ponts disulfures. Le nombre de domaine Ig est variable. Il permet une interaction directe avec d’autres molécules de la famille des Ig (rôle de CAM) mais aussi avec des molécules de la matrice (rôle de SAM)
Interaction
Il peut y avoir une interaction avec les molécules de la famille des intégrines à condition qu’il y ait du calcium dans le milieu. Elles peuvent être coupées par un certain nombre de protéases de la famille ADAM ou MMP. Au niveau intracellulaire, quand il y a liaison entre deux molécules il va y avoir une transduction du signal et des actions sur le cytosquelette notamment.
Ch2 – Fig 10 : Une molécule N-CAM

Une boucle Ig est faite avec un pont disulfure formé entre 2 résidus de cystéine.
Les intégrines se fixent de manière calcium dépendante à un domaine de la molécule NCAM proche de la membrane plasmique. Le domaine extracellulaire de NCAM peut être clivé par des prothèses extracellulaires ou membranaires et libérées dans le milieu extracellulaire.
Famille avec de nombreux membres, la plus connues est E-Cadhérine (initialement trouvée dans les cellules épithéliales). Les cadhérines se trouvent dans de nombreuses cellules, dont les cellules épithéliales (au niveau des jonctions). Leur adhérence est dépendante du calcium.
Ch2 – Fig 11 : Les CAM de la superfamille des cadhérines

Il s’agit d’une glycoprotéine transmembranaire qui va soit interagir avecd’autres cadhérines soit avec d’autres molécules d’adhérence.
→ Transduction mécano-chimique et modulation du cytosquelette
Les cadhérines peuvent fixer 2 types de molécules :
Dans tous les cas, l’adhérence se fait toujours en présence de calcium.
Les cadhérines interagissent de 2 façons différentes :
Mise en évidence : En utilisant des anticorps anti-(E)cadhérines couplées à des fluorochromes en immunocytochimie, on constate que les membranes en contact (ou membranes jonctionnelles) sont marquées.

Ainsi, seules les membranes jonctionnelles contiennent des cadhérines (principalement).
Les cadhérines se retrouvent face à face et s’organisent en « velcro » pour permettre la cohésion entre 2 cellules (CAM).
Les cadhérines sont impliquées dans certaines pathologies :
Les sélectines se situent dans les leucocytes, les plaquettes, et les cellules endothéliales.
Leur adhérence est calcium-dépendante.
Les sélectines s’insèrent à la membrane plasmique à la suite d’un signal extracellulaire (mécanique ou chimique), on parle de signal d’insertion.
Les sélectines jouent un rôle dans plusieurs pathologies comme le cancer, l’inflammation et elles servent de récepteurs à des agents pathogènes, notamment des bactéries (H.Pilori)
Ch2 – Fig 13 : Les sélectines

C’est un stimuli qui provoque l’insertion des sélectines dans la membrane plasmique par un phénomène d’exocytose (elles ne sont donc pas constitutives).
Sur ce type de récepteur peuvent, par la suite, se fixer à des adressines (glycoprotéine + mucine)
Elles peuvent être clivées par ADAMs ou MMP. Leur interaction avec des glycoprotéines de l’environnement contribue à la transduction mécano chimique.
Les sélectines jouent un rôle dans plusieurs pathologies comme le cancer, l’inflammation et elles servent de récepteurs à des agents pathogènes, notamment des bactéries (H.Pilori)
E) Les intégrines : rôle de CAM et de SAM
Comme SAM, les intégrines permettent l’adhérence aux molécules de la matrice extracellulaire et la lame basale, (en se fixant sur des protéines comme la fibronectine)
Comme CAM, les intégrines peuvent adhérer à des molécules de la superfamille des
Immunoglobulines (Ig) mais adhérence dépendante du calcium. Elles sont présentes dans de très nombreux types cellulaires (fibroblastes, cellules épithéliales,leucocytes, plaquettes…) selon la cellule on aura des intégrines différentes
Intégrines et pathologies
Ch2 – Fig 14 : Les intégrines

On remarque
Elles jouent donc le rôle de récepteurs cellulaires mais l’information va à la fois de l’extérieur de la cellule vers l’intérieur de la cellule et inversement.
F) Les jonctions intercellulaires : domaines de membrane spécialisés pour l’adhérence intercellulaire ou avec la matrice extracellulaire
1) Caractéristiques des jonctions intercellulaires
Les jonctions intercellulaires ont 4 caractéristiques :
Ch2 – Fig 9 : La transduction mécano-chimique déclenchée par la mise en jeu des molécules d’adhérence CAM ou SAM

2) Critères pour classer les jonctions intercellulaires
On utilise 2 critères afin de classer les différentes jonctions :
Ch2 – Fig 15 : 3 types morphologiques de jonctions intercellulaires dans une cellule épithéliale polarisée

Ch2 – Fig 16 : Les 2 types de jonctions intercellulaires : la largeur de l’espace intercellulaire dépend de la nature des protéines membranaires de la jonction

Au niveau d’une jonction avec un espace intercellulaire étroit, on retrouve 2 types : (la largeur de l’espace intercellulaire dépend de la nature des protéines membranaires de la jonction)
Au niveau d’une jonction avec un espace intercellulaire large, il y a des CAM cadhérines et des Ig.
C’est le cas des jonctions adhérentes, qui sont composées :
3) Différents types de jonctions intercellulaires
Il existe 5 sortes de jonctions intercellulaires :
| Jonction serrée = Tight junction = Zonula occludens (ZO)Jonction communicante = Gap junction | Espace intercellulaire étroit (pas de plaque dense) |
| Jonction intermédiaire = Zonula adherens (ZA)Desmosome = Macula adherensHémi-desmosome | Espace intercellulaire large (complexe de jonction) |
Sur une cellule épithéliale polarisée, on observe des complexes de jonctions formés :
Caractéristique des cellules épithéliales
Caractéristiques :
Dans une cellule épithéliale polarisée :
Pathologies (dans les épithéliums polarisés) :
Claudine + occludine = étanchéité relative
Ch2 – Fig 17 : Jonction serrée (zonula occludens)

MO : Microscopie Optique / MET : Microscopie Électronique en Transmission
CAM : Cell Adhesion Molecule
JAM : Junctionnal Adhesion Molecule
La jonction serrée ou zonula occludens est caractéristique de la cellule épithéliale polarisée. Elle constitue une bande continue ceinturant la partie haute de la face latérale de la cellule à proximité du pôle apical. La jonction serrée est l’un des exemples de jonction à espace intercellulaire étroit point elle comprend 2 types de molécules d’adhérence : les CAM à 4 domaines trans cellulaire et à domaine extracellulaire court (occludine, claudines) et des CAM à domaine extracellulaire nom de la super-famille des Ig (dont les JAM), et de la superfamille des cadhérines.
On remarque que les jonctions serrées présentent de nombreux points de contact entre les membranes plasmiques des cellules voisines. Entre ces points de contact on trouve des radeaux lipidiques et des protéines transmembranaires (Ig CAM)
Ch2 – Fig 18 : Les alignements de claudine(s) ménagent des pores aqueux permettant les transports paracellulaires au travers de la jonction serrée

La présence de claudines est déterminante dans l’étanchéité.
Il peut y avoir un passage de composés à travers les pores aqueux organisés par les claudines, on parle alors de transport paracellulaire.
FONCTION
Barrière
Les jonctions serrées agissent comme une barrière relative, contrôlant le passage de l’eau et des substances dissoutes entre deux cellules épithéliales voisines.
→ Les alignements de claudines créent des pores aqueux pour le transport paracellulaire à travers la jonction serrée
→ Permet à des fluides de passer entre les cellules, (imperméabilité conservée mais possibilité de faire passer des molécules).
La présence des claudines au niveau de ces jonctions serrées est donc l’élément déterminant pour l’étanchéité et le transport paracellulaire (entre deux cellules, PAS DE DROITE À GAUCHE).
Transport
Le transport peut se faire de plusieurs manières :
– Paracellulaire qui se fait plus ou moins bien suivant la quantité de claudines.
– Transcellulaire, de haut en bas d’une seule et même cellule. Ce transport se fait plus facilement sans passer par les jonctions
H) Jonction communicante – gap junction (macula)
Caractéristiques :
Les jonctions communicantes sont donc impliquées dans la communication intercellulaire, et la cellule peut contrôler leur nombre et leur perméabilité en régulant le nombre et l’ouverture de ces connexions.
Dans une cellule épithéliale polarisée, les jonctions communicantes sont situées sur la face basolatérale.
Dans les neurones et les astrocytes, elles permettent la formation de synapses électriques.
Pathologies
Les mutations de connexines, pouvant notamment entraîner une cataracte, sont impliqués dans cancers et maladies cardiaques.
Ch2 – Fig 20 : Jonction communicante

Structure
Les connexines sont des molécules transmembranaires avec quatre hélices alpha transmembranaires et des domaines extracellulaires courts.
Un connexon se forme avec 6 connexines, entre des cellules situées face à face, ce qui permet à certaines molécules de passer d’une cellule à l’autre.
Elles nécessitent du calcium pour leur fonction d’adhérence. À la périphérie de ces connexines on retrouve des molécules de la superfamille des Ig et des cadhérines. Les connexons sont régulés par le calcium, qui joue un rôle dans leur ouverture et fermeture : en présence de calcium, les canaux se ferment. Ce sont les boucles extracellulaires courtes des connexions qui assurent une adhérence calcium dépendante des cellules de contact.
Des CAM (cadhérines, CAM Ig) sont aussi présentes à la périphérie du domaine jonctionnel.
Rôle
Ces connexions jouent un rôle dans le passage de petites molécules, d’ion…(PM < 1000 Da = 1kDa) de cytosol à cytosol, ainsi elles permettent :
Ch2 – Fig 22 : Les 3 directions des échanges métaboliques au travers d’un épithélium polarisé
Le transport de molécules par une jonction communicante répond à un signal.
Le transport transcellulaire s’effectue de haut en bas (du pôle apical au pôle basal), et participe à la communication intercellulaire.
I) Jonction intermédiaire – jonctions adhérens – zonula adhérences
Caractéristiques :
J) Desmosome – macula adherens
Caractéristiques :
Elles permettent 2 choses importantes : servent de rivet au niveau des jonctions intercellulaires et servent au maintien de la forme des cellules on peut les comparer à des boutons de pression

K) Hémidesmosome
Caractéristiques :
Des filaments intermédiaires de cytokératine sont ici reliés à la plaque cytoplasmique dense qui borde l’espace intercellulaire, et d’où partent les cadhérines et les CAM Ig.
L’elimination des
Ch2 – Fig 24 : Les desmosomes des cellules épithéliales polarisées sont reliés entre eux par les filaments intermédiaires de cytokératine

L’élimination des desmosomes ou hémidesmosome entrainerai la perte de l’architecture de la cellule ce qui peut conduire à son effondrement.
L) Transports sans mouvement de la membrane plasmique
Ch2 – Fig 25 : Les transports membranaires sans mouvement de la membrane plasmique

Le transport sans mouvement n’est pas observable au microscope puisque la membrane plasmique reste immobile, tout se passe à l’échelle moléculaire. Les éléments passent donc directement du milieu extracellulaire au cytosol en traversant la membrane plasmique.
Ni le système endomembranaire ni le cytosquelette n’interviennent au cours de ce type de mouvement.
On distingue 3 transports sans mouvement de la membrane plasmique possibles :
Rappel
Perméase = protéine intégrale enchâssée dans la MP qui va pouvoir faire canaux….
La MP est étanche, rien ne peut y passer de façon anarchique.
Ch2 – Fig 26 : Les différents modes de transports transmembranaire sans mouvement de la membrane plasmique
Au cours du transport passif sans perméase, certaines molécules (O2, CO2, éthanol, NO) sont capables de diffuser librement à travers la membrane plasmique du milieu le plus concentré vers le moins concentré selon le gradient de concentration.
Au cours du transport passif avec perméase, une ou plusieurs enzyme(s) crée(nt) un « canal » pour faire passer les composés du milieu le plus concentré au moins concentré (direction = gradient de concentration).
Il y a plusieurs types de transports passifs avec perméase :
Au cours du transport actif avec perméase, l’ATP peut être hydrolysé en ADP au niveau de la perméase, ce qui permet de récupérer l’énergie nécessaire au transport. C’est le cas :
Par ailleurs, l’énergie peut provenir d’un transport d’ions (souvent de sodium). En effet, en traversant le canal du milieu le plus concentré vers le moins concentré, le sodium crée de l’énergie qui va permettre le transport d’un autre composant :
Le transport des ions au travers de la membrane plasmique a plusieurs conséquences (laissé pour la comprehension)
V- Transports avec mouvements de la MP, pour les macromolécules
L’endocytose correspond à l’« entrée » dans la cellule, c’est-à-dire à l’internalisation de composés.
La phagocytose est un cas particulier d’endocytose.
L’exocytose consiste en une « sortie » de la cellule, autrement dit à l’expulsion des composés synthétisés ou des composants qui vont permettre à la cellule de renouveler sa membrane plasmique.
De tels transports nécessitent de l‘énergie et donc une contribution du cytosquelette.
De plus, il existe une balance endocytose/exocytose pour équilibrer ces phénomènes contraires.
Ch2 – Fig 27 : Les transports membranaires avec mouvements de la membrane plasmique

Les transports membranaires avec mouvements de la membrane sont observables au microscope.
Ils impliquent un compartiment membranaire intracellulaire, donc le système endomembranaire participe.
Ils nécessitent la formation temporaire de vésicules ou de vacuoles entourées par une membrane et permettent le transport de macromolécules voire d’organismes entiers comme des bactéries.
Les vacuoles ou vésicules permettent ainsi de véhiculer les composants dirigés dans une partie du cytosol. Le cytosol est à l’origine d’une partie du matériel transporté ou bien de sa destination finale. En raison de l’intervention du cytosquelette, ces transports nécessitent de l’énergie.
Ch2 – Fig 28 : Les 5 types d’endocytose

Au cours de l’endocytose, il y a toujours formation d’une invagination à la membrane plasmique sauf pour la phagocytose où l’élément à phagocyter est engouffré par des prolongements cytoplasmiques.
On utilise 3 critères de classification des endocytoses :
On distingue ainsi 5 types d’endocytose :
L’endocytose peut se faire de 3 façons :
Rappel : un LDL est composé :
Ces particules LDL peuvent être capturées par les récepteurs aux LDL présents sur la membrane cellulaire, un processus qui nécessite la présence de clathrine et de protéines d’adaptation.

Dans ce cas, le déshabillage des vésicules n’est pas indispensable au transport cytosolique.
Ch2 – Fig 29 : Une molécule de LDL, agrégat de phospholipides, d’une protéine ligand du récepteur des LDL et de cholestérol

Hsp : Protéine de choc thermique
EXPLICATION DETAILLEE DU SCHEMA
Lorsqu’une cellule absorbe des substances, la vésicule formée par la membrane cellulaire est initialement recouverte de clathrine et des protéines spéciales qui facilitent ce processus.
Son revêtement de clathrine est ensuite retiré avant que la vésicule ne fusionne avec un endosome, une sorte de compartiment de traitement à l’intérieur de la cellule. L’hydrolyse du GTP pour détacher la vésicule de la membrane cellulaire.
Durant l’endocytose médiée par des récepteurs spécifiques, il peut se former deux principaux types de vésicules : celles recouvertes de cavéoline et celles recouvertes de clathrine.
La dynamine est requise pour former les vésicules recouvertes de clathrine. La clathrine est ensuite retirée avec l’aide d’une protéine chaperonne connue sous le nom de Hsp 70.
L’endocytose est primordiale pour utiliser les LDL. Si on bloque la dynamine on ne peut plus endocyter des LDL
Les cellules forment des vésicules de transport contenant les récepteurs aux LDL, qui permettent de récupérer et de recycler les récepteurs après qu’ils ont été utilisés pour introduire le cholestérol dans la cellule.
Les endosomes, caractérisés par un pH acide, facilitent le transport de protons dans différents compartiments cellulaires via des pompes à protons. Leur acidité provoque la dissociation des LDL de leurs récepteurs, permettant ainsi la possibilité de réutiliser ces récepteurs à travers le processus d’exocytose.
La HSP 70 (Heat Shock Protein), est responsable de la dissociation de la clathrine des endosomes, un processus qui requiert de l’ATP.
L’endocytose est primordiale pour utiliser les LDL. Si on bloque la dynamine on ne peut plus endocyter des LDL
Ch2 – Fig 31 : L’endocytose par l’intermédiaire de récepteurs membranaires dans une cavéole

A noter : cavéoline ne se déshabille pas car détruirait la vésicule
Quant au devenir des substances captées par l’endocytose ou la phagocytose : le but principal est de fournir des nutriments à la cellule comme le cholestérol ou d’autres molécules phagocytées ce processus est conçu pour être sans perte toute la matière dégradée et récupérée du phagosome avant que celle-ci ne soit éliminé.
Le matériel endocyté ou phagocyté peut se diriger vers :
Ch2 – Fig 32 : Phagocytose d’une bactérie par un macrophage ou un polynucléaire neutrophile

Des récepteurs, qui peuvent être des molécules d’adhérence, permettent de fixer la bactérie sur la membrane du macrophage ou du polynucléaire neutrophile.
Ch2 – Fig 33 : Les 5 destinations du matériel endocyté ou phagocyté
Le matériel endocyté ou phagocyté peut se diriger vers :

B) Exocytose
Ch2 – Fig 27 : Les transports membranaires avec mouvements de la membrane plasmique
Il existe 2 types d’exocytose :
Ch2 – Fig 34 : Les 2 types d’exocytose, constitutive et provoquée

La fixation d’un ligand à un récepteur membranaire constitue un signal chimique, qui peut conduire à la libération de calcium depuis des sites de stockage.
Au niveau d’une jonction musculaire, la modification du potentiel de membrane correspond à une stimulation électrique qui provoque l’entrée de calcium dans la cellule.
Ainsi, l’augmentation de la concentration en calcium dans le cytosol est à l’origine d’une sécrétion, ou d’une exocytose.
EXEMPLE
Ch11 – Fig 21: Les 2 conformations, ouverte et fermée, du récepteur nicotinique de l’acétylcholine
L’entrée de calcium est ici dû à un potentiel électrique et conduit à une exocytose massive du neurotransmetteur.
En microscopie quantitative, on observe que le renouvellement de la membrane plasmique est permanent mais que sa vitesse varie selon la cellule :
Rappel : L’endocytose consiste à prélever une portion de la membrane plasmique pour former une vésicule tandis que pour l’exocytose la vésicule fusionne avec la membrane plasmique y ajoute un peu de son propre contenu
B. Les étapes
Ch2 – Fig 35 : Schéma général de la biosynthèse des constituants de la membrane plasmique

FAPP : Four-phosphate AdaPtor Protein
La très grande majorité des constituants de la membrane plasmique est apportée à partir du golgi par les tubules (recouvertes de FAPP puis déshabillés) les cavéoles n’apportent qu’une fraction minoritaire des constituants membranaires
→ Une partie des composés de la MP vient du SE et l’autre du cytosol
Se frome un flux membranaire vectoriel permanent (FMVP) lié à la sécrétion constitutive.
Ch8 – Fig 18 : Les 4 types de matériel membranaire exportés par le Golgi trans et le réseau transgolgien (TGN) selon leur destination et la nature de leur revêtement cytosolique
C. Les déchirures de la membrane plasmique
Les déchirures peuvent être causé par des facteurs externes (exogène).
La contraction musculaire peut entraîner des déchirures membranaires. Cependant, la dysferline est une protéine de la membrane plasmique impliquée dans la réparation de la membrane des cellules musculaires.
La mutation du gène codant pour la dysferline peut être à l’origine d’une dystrophie musculaire des ceintures, c’est-à-dire d’une maladie qui peut empêcher les mouvements (par exemple, une personne souffrant de cette pathologie ne peut plus marcher).
Dystrophie musculaire des ceintures :
Les déformations de la membrane plasmique permettent à la cellule :
QUESTION REPONSE 2023
Question 1 : Quelle est la raison pour laquelle les cadhérines sont des protéines transmembranaires et ancrées ?
Réponse : Les cadhérines sont structurées de cette manière pour remplir leur fonction spécifique, qui est d’adhérer les cellules les unes aux autres au sein des tissus. Leur configuration transmembranaire leur permet de traverser la membrane et de se fixer solidement dans le cadre de leur rôle d’adhésion cellulaire.
Question 2 : Les protéines périphériques peuvent-elles interagir avec les parties extracellulaire et intracellulaire des protéines intégrales ?
Réponse : Oui, les protéines périphériques ont la capacité d’interagir avec les régions extracellulaires et intracellulaires des protéines transmembranaires. Elles peuvent se fixer sur la face interne de la membrane plasmique et peuvent être liées par des groupes acyle ou par des molécules lipidiques membranaires.
Question 3 : Où sont synthétisées les protéines intégrales ?
Réponse : Les protéines intégrales sont synthétisées dans le réticulum endoplasmique granuleux (REG) et migrent à travers le système endomembranaire, qui comprend le transport vers l’appareil de Golgi et éventuellement vers la membrane plasmique ou d’autres destinations cellulaires.